Neophoto - Tout sur la photo et la prise de vue

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vendredi 14 septembre 2007

La pose longue et le mouvement

Le Havre de nuit Qui a dit que la pose longue était uniquement réservée aux possesseurs de trépieds et aux sujets immobiles? La pose longue peut donner des résultats vraiment sympathiques si elle est couplée avec un mouvement, du sujet ou de l'appareil. La première fois que l'on tente une pose longue en bougeant l'apparreil, cela peut ressembler à un entremelement de trainées lumineuses qui vont paraitres assez peu intérressantes. 

Cependant, essayez de mettre un coup de flash pour figer votre sujet, puis de bouger un peu l'appareil. Ou bien de prendre en photo des voitures qui roulent les phares allumés. La pose longue vous permet toutes sortes d'excentricités, avec parfois des résultats inattendus. Il y en a même qui s'amusent à jeter leur boitier en l'air histoire d'obtenir des courbes bien lisses. Allez faire un tour sur Flickr pour voir ce que cela peut donner !

N'hésitez pas à expérimenter, aujourd'hui, avec le numérique, la photo ne coute plus rien. En revanche, je ne suis pas responsable des dommages causés par le jet d'appareils photos !

vendredi 29 décembre 2006

La pose longue de jour

Ce titre peut paraître contradictoire, étant donné qu’une pose longue est utilisée généralement en basse lumière, et que de jour, par définition, on n’est pas en basse lumière. Faites l’essai, une pose de 5 secondes dehors en journée, et votre photo va être surexposée, voire carrément blanche.

Cependant, il existe un petit accessoire qui va vous permettre de réaliser ce petit tour de passe-passe. Il s’agit d’un filtre gris neutre comme le ND400, qui va vous permettre de perdre jusqu’à 9 diaf (En gros, il va vous falloir fermer le diaphragme 9 fois pour obtenir la même exposition à vitesse équivalente).

Filtre ND400

Grâce à ce filtre, il va maintenant être possible de baisser la vitesse. Mais pourquoi faire ? Et bien cela peut permettre de faire pas mal de choses sympathiques. Un des premiers usages est de pouvoir prendre une photo sans que les sujets mobiles y apparaissent (pour faire disparaître les piétons et les voitures d’une rue par exemple). En effet, ces sujets passent tellement vite (en comparaison du temps de pose) qu’ils n’ont pas le temps d’imprimer significativement le capteur ou le film.

On peut aussi imaginer des effets « fantomatiques », avec un sujet qui reste immobile une partie de la prise de vue, puis qui s’en va. Cela donnera une transparence au sujet, voir un effet de « filé » si le sujet bouge lentement.

Ce filtre est aussi beaucoup utilisé pour obtenir un flou sur de l’eau « vive », qui donne un effet de mouvement ou bien au contraire peut permettre d’obtenir une mer sans vague (ou un ciel sans nuage).

Enfin, le fait de faire de la pose longue change la manière dont la lumière est capté par l’appareil, ce qui peut donner des résultats intéressants. Malheureusement, ce phénomène est difficilement quantifiable, et il faudra procéder par essais.

Il existe plein d’autres applications de cette technique, donc n’hésitez pas à tester, et n’hésitez pas à nous mettre vos plus belles photos en commentaire. Toutes les remarques, questions, précisions sont bien entendus bienvenues.

lundi 4 décembre 2006

La photo de nuit en ville

La photo urbaine et nocturne passe pour réservée aux « pros » et semble peu accessible. Pourtant, il est relativement simple d’obtenir de superbes résultats sans trop de difficultés, et l’ambiance particulière se dégageant de ce type de photo procure une véritable satisfaction d’en être l’auteur.

 

Tout d’abord, il faut quand même un minimum de matériel : un appareil photo débrayable (c’est à dire que l’on puisse passer régler manuellement la vitesse et l’ouverture), de type reflex (Nikon D80, Canon EOS 400D, Sony Alpha 100 pour citer les plus connus) ou bridge. Certains compacts « haut de gamme » pourront aussi faire l’affaire. Ensuite, le deuxième accessoire indispensable est le trépied ; en effet, nous allons travailler sur des vitesses lentes, et prendre une photo à main levée dans ces conditions ne vous donnera que des flous.

Ensuite, il faut trouver un sujet. La nuit permet de donner un intérêt à un sujet qui à priori n’en a pas en journée : une rue éclairée, des décorations de Noël, la réflexion d’un éclairage sur un plan d’eau, une église, etc… Les idées ne manquent pas.

 

Bien sur, une fois le sujet choisi, il faut composer son image. C’était le sujet d’un article précédent, je ne m’étendrais donc pas.

 

Passons maintenant à la technique. Les trois réglages à effectuer son l’ouverture, la vitesse et la sensibilité. Personnellement je préfère utiliser une basse sensibilité pour éviter l’apparition de bruit (voir cet article), et une petite ouverture pour une profondeur de champ maximale (voir ici). Je me retrouve donc à utiliser des temps de pose entre 10 et 30 secondes. En plus des deux avantages précédemment cités (bruit et profondeur de champ), cela permet aussi d’effacer les gens qui pourraient passer devant l’objectif et de donner une traînée blanche ou rouge lorsque des voitures passent. Bien sur, on peut jouer sur la profondeur de champ pour détacher le sujet ou utiliser une vitesse plus rapide pour fixer un sujet mobile. Ces réglages ne sont que des pistes, à vous de faire plusieurs essais afin d’obtenir le résultat qui vous convient le mieux.

 

Bien entendu, vous prendrez toutes vos photos avec le trépied, et pour être sur de ne pas bouger, l’idéal est de mettre le retardateur : vous ne risquez pas de faire bouger l’appareil en appuyant sur le déclencheur.